Merci pour vos petits mots et vos petits messages.
Je n'ai pu répondre à chacune d'entre vous.
Désolée de ne pas venir vous visiter depuis déjà quelques mois.
Mais en ce moment, les aléas et petits tracas de la vie occupent beaucoup de mon temps.
Mon retour se fera progressivement, tout en douceur, sur la pointe des pieds.
Je tiens à toutes vous remercier pour votre
fidélité...............
Photos de Sonia
Et voilà ......
Elle s'absente .....
et pendant ce temps, elle pense ......
Nous sommes nés entre 1950 et 1970
Serge Constanza
En regardant en arrière, c'est dur de croire qu'on ait réussi à survivre longtemps !
Lorsque nous étions enfants, nous nous promenions en voiture sans ceinture de sécurité ou d'airbags pour nous protéger.
Nos chambres étaient peintes de couleurs vibrantes au plomb et nos maisons étaient isolées à l'amiante.
Il n'y avait pas de couvercle de sécurité sur les bouteilles de médicaments et de produits toxiques, ni de serrures sécuritaires sur les armoires.
Lorque nous partions faire un tour de vélo, on le faisait sans casque !
On allait seul en ville chercher le pain, le lait dans un broc en aluminium à peine fermé.
On buvait même de l'eau directement des tuyaux d'arrosage.
Quelle horreur !
On se faisait des petites voitures (caisses à savon), avec des vieux patins à roulettes et des planches en bois, pleines d'échardes, et on se laissait aller dans les descentes, sur le trottoir
bordant la nationale, pour s'apercevoir trop tard qu'on avait oublié de mettre des freins.
Après être rentrés dans les buissons ou les clôtures à quelques reprises, on solutionnait le problème.
On quittait seul la maison, tôt le matin, pour aller à pied à l'école, et on revenait souvent au moment où les lampadaires de la rue s'allumaient dans les villes ou dans la nuit à la
campagne.
Imaginez donc, pas de téléphone portable, personne ne pouvait nous joindre de la journée.
On mangeait des gâteaux secs, du pain et du beurre, et nous étions pas obèses...
Il faut dire que nous jouions presque toujours à l'extérieur.
On buvait souvent à quatre ou cinq dans la même bouteille, et il n'y a jamais eu de décès à cause de
ça.
On jouait à des jeux dangereux et souvent on se faisait mal.
On grimpait dans les arbres, on enjambait les murs des voisins.
Parfois, il y avait des chutes, personne n'était blâmé.
C'était l'apprentissage de la vie.
Parfois on se battait entre nous, on avait des bleus, mais on apprenait à passer par-dessus.
Avec un Opinel et cinq balles en poche, on était les rois du monde.
On fabriquait nous-même les jouets dont on avait envie, et notre imagination n'était pas en reste.
On n'avait pas de Wii, de Playstation ou de X Box, ni 99 chaînes télé, ni PC, ni jeux en réseau.
Mais nous avions des amis, et si nous voulions les voir, tout ce qu'on avait à faire, c'était de sortir et de se
rendre chez eux, sonner et rentrer pour pouvoir parler.
Imaginez ça, sans demander la permission à nos parents !
Comment faisait-on tout ça, sans gardien, de notre propre initiative, dans ce monde cruel ?
On inventait des jeux avec des bâtons et des balles de tennis, on mangeait toutes sortes de choses, mais
contrairement à ce qu'on nous disait, rarement quelqu'un perdait un oeil ou était infecté d'un virus.
Certains écoliers n'étaient pas aussi futés que les autres.
Parfois, ils manquaient leur année et devaient redoubler.
Les classes et les examens n'étaient pas encore ajustés pour compenser ces différences, quelle qu'en soit la
raison.
Nos actions étaient les nôtres.
Nous en supportions personnellement les conséquences.
Personne pour nous cacher.
L'idée de se faire protéger par nos parents si nous commettions une infraction était impensable.
D'ailleurs nos parents étaient du côté de l'autorité, c'est-y pas effrayant ?
Mais cette génération a produit les meilleurs preneurs de risques, solutionneurs et
inventeurs.
Les 50 dernières années on été une explosion d'innovations, d'idées nouvelles.
On avait la liberté, la responsabilité de nos succès, ainsi que de nos défaites.
Le plus important, c'est qu'on a appris à vivre avec tout ça.
Félicitations, si comme moi vous êtes de ceux-là !
Vive les gens qui comme nous, ont eu la chance de grandir avant que les avocats et les
gouvernements se mettent à réglementer nos vies pour ...."Notre Bien".
Alors me voilà revenue au bon vieux temps ....
Modèle de chez Picoti Picota....
Comme je les aime.....
Avec son cadre .....
Et pour assortir à mes livres ....
Un petit sac à ma façon .....
Mais je ne l'ai pas gardé....
Il est partie chez ma petite soeur Ingrid ....
Encore une fois,
Merci à vous toutes pour vos messages.....
C'est toujours un plaisir de vous lire.
Je suis peu présente actuellement,
Mais pense à vous......