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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:04

 

 

 

IMGP2473l-1

 

Photo : Sonia A.


 

 

Texte de Paul Fort


Nous voici donc partis, tous deux, poussant nos brouettes sur un chemin descendant, "raboteux, malaisé", qui conduisait, au mitan de la forêt, jusqu'au hameau de Gambaiseuil où se trouvait - isolée pourtant - la nouvelle chaumière. La route ou plutôt le sentier était en effet très raviné, et malheureusement bordé d'un petit cours d'eau. Que de fois nos livres dégringolèrent sur les cailloux pointus et même dans le ruisseau ! Une chose nous amusait pourtant. C'est que la brouette ait été inventée par le grand philosophe chrétien Pascal, dont les oeuvres, justement, faisaient partie de ma bibliothèque roulante; c'était bien fait !

Voulez-vous un moment nous voir sur la route et poussant nos brouettes ? Alors veuillez lire ce poème dialogué. Il a pour titre


PASCAL OU LES DEUX BROUETTES


— Envoie la roue avec ardeur.
— Sous tes bras allonge la tête.
— Pousse ta brouette, mon coeur.
— Pousse la tienne, mon poète.
— Oui. Sais-tu bien que c'est Pascal,
le plus grand homme d'Yveline,
qui, s'ennuyant à Port-Royal,
nous l'inventa, cette machine?
Prends garde aux trous ! — Oui. Ton Pascal
eût bien pu nous trouver aussi,
pour consoler tous ses soucis,
la brouette-à-petit-cheval.
— Envoie la roue avec ardeur.
— Sous tes bras allonge la tête.
— Pousse ta brouette, mon coeur.
— Pousse la tienne, mon poète.
— Tu pousses ma bibliothèque,
plus mes chefs-d'oeuvre... oui, tous mes textes...
gare à ce ruisseau ! Quel sursaut !
Voilà tous mes bouquins dans l'eau.
De Sainte-Beuve Port-Royal,

sept gros volumes empruntés,
noyés avec les Provinciales !

que je suis donc déshérité !
— Vois-tu, qui montent d'un vallon
fait pour l'amour tant il est doux,
le toit moussu puis la maison ?
Que nous serons donc bien chez nous !
Pascal mouillé pleure en ma poche,
sur qui? sur la mère Angélique?
Garde la droite ou je t'accroche!..
Hardi ! brouettes héroïques !
— Envoie la roue avec ton coeur.
— Sous tes deux bras fais-moi risette.
— Ca y est! Nous sommes les Vainqueurs !
— Embrassons-nous, ô mon poète !

 

 

 

séparation 11

 

 

 

 

mosaïque 190

 

Une grande serviette de toilette à son prénom.....

 

 

 

 

mosaïque 190a

 

Brodée aux couleurs du printemps.....

 

 

 

 

 

mosaïque 190b

 

Et sa petite bouillotte aux noyaux de cerises .....

 

 

 

 

mosaïque 190c

 

Puisque les soirées sont encore fraîches ....

 

Offert à une collègue de travail

 

 

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"Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie."

(Sénèque)

 

 

 

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Bon Week-End de printemps ....

 

 

 

Noshay el68

 

 



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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 00:04

 

 

le bois

 

 

Photo : Sonia  

 

 

 

La plainte du bois

Jean Richepin

 

Dans l'âtre flamboyant le feu siffle et détone,
Et le vieux bois gémit d'une voix monotone.

Il dit qu'il était né pour vivre dans l'air pur,
Pour se nourrir de terre et s'abreuver d'azur,
Pour grandir lentement et pousser chaque année
Plus haut, toujours plus haut, sa tête couronnée,
Pour parfumer avril de ses grappes de fleurs,
Pour abriter les nids et les oiseaux siffleurs,
Pour jeter dans le vent mille chansons joyeuses,
Pour vêtir tour à tour ses robes merveilleuses,
Son manteau de printemps de fins bourgeons couvert,
Et la pourpre en automne, et l'hermine en hiver.
Il dit que l'homme est dur, avare et sans entrailles,
D'avoir à coups de hache et par d'âpres entailles
Tué l'arbre ; car l'arbre est un être vivant.
Il dit comme il fut bon pour l'homme bien souvent,
Qu'à nos jeunes amours et nos baisers sans nombre
Il a prêté l'alcôve obscure de son ombre,
Qu'il nous couvrait le jour de ses frais parasols
Et nous berçait la nuit aux chants des rossignols,
Et qu'ingrats, oubliant notre amour, notre enfance,
Nous coupons sans pitié le géant sans défense.

Et dans l'âtre en brasier le bois geint et se tord.

Ô bois, tu n'es pas sage et tu te plains à tort.
Nos mains en te coupant ne sont pas assassines.
Enchaîné, subissant l'entrave des racines,
Tu végétais au même endroit, sans mouvement,
Et conjoint à la terre inséparablement.
Toi qui veux être libre et qui proclames l'arbre
Vivant, tu demeurais planté là comme un marbre,
Captif en ton écorce ainsi qu'en un réseau,
Et tu ne devinais l'essor que par l'oiseau.
Nous t'avons délivré du sol où tu te rives,
Et te voilà flottant sur l'eau, voyant des rives
Avec leurs bateliers, leurs maisons, leurs chevaux.
Ô les cieux différents ! les horizons nouveaux !
Que de biens inconnus tu vas enfin connaître !
Quel souffle d'aventure étrange te pénètre !
Mais tout cela n'est rien. Car tu rampes encor.
Qu'on le fende et le brûle, et qu'il prenne l'essor !
Et le feu furieux te dévore la fibre.
Ah ! tu vis maintenant, tu vis, te voilà libre !
Plus haut que les parfums printaniers de tes fleurs,
Plus haut que les chansons de tes oiseaux siffleurs,
Plus haut que tes soupirs, plus haut que mes paroles,
Dans la nue et l'espace infini tu t'envoles !
Vers ces roses vapeurs où le soleil du soir
S'éteint comme une braise au fond d'un encensoir,
Vers ce firmament bleu dont la gloire allumée
Absorbe avec amour ton âme de fumée,
Vers ce mystérieux et sublime lointain
Où viendra s'éveiller demain le frais matin,
Où luiront cette nuit les splendeurs sidérales,
Monte, monte toujours, déroule tes spirales,
Monte, évanouis-toi, fuis, disparais ! Voici
Que ton dernier flocon flotte seul, aminci,
Et se fond, se dissout, s'en va. Tu perds ton être ;
Aucun oeil à présent ne peut te reconnaître ;
Et toi qui regrettais le grand ciel et l'air pur,
Ô vieux bois, tu deviens un morceau de l'azur.

 

 

séparation 11

 

 

 

mosaïque 188

 

Un grand pochon, pour enfant sage........

 

 

 

 

mosaïque 188a

 

 

Un reste de vieux drap blanc,de dentelle chinée ......

Tissus à pois, à rayures......

Une petite broderie .....

Et voilà .....

 

 

 

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Et rien que pour vous,

Pour vous souhaiter une merveilleuse journée ....

 

 

mosaïque 188b

 

Juste le coeur de cette fleur blanche .........

 

 

Noshay el68

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:04

 

 

 

l'escalier

 

Photo : Sonia

 

 

 

L'escalier

Jules Supervielle

 

Parce que l'escalier attirait à la ronde
Et qu'on ne l'approchait qu'avec les yeux fermés,
Que chaque jeune fille en gravissant les marches
Vieillissait de dix ans à chaque triste pas,
-Sa robe avec sa chair dans une même usure-
Et n'avait qu'un désir ayant vécu si vite
Se coucher pour mourir sur la dernière marche;
Parce que loin de là une fillette heureuse
Pour en avoir rêvé au fond d'un lit de bois
Devint, en une nuit, sculpture d'elle-même
Sans autre mouvement que celui de la pierre
Et qu'on la retrouva, rêve et sourire obscurs,
Tous deux pétrifiés mais simulant toujours...
Mais un jour l'on gravit les marches comme si
Rien que de naturel ne s'y était passé.
Des filles y mangeaient les claires mandarines
Sous les yeux des garçons qui les regardaient faire
L'escalier ignorait tout de son vieux pouvoir
Vous en souvenez-vous? Nous y fûmes ensemble
Et l'enfant qui venait avec nous le nomma.
C'était un nom hélas si proche du silence
Qu'en vain il essaya de nous le répéter
Et confus, il cacha la tête dans ses larmes
Comme nous arrivions en haut de l'escalier.

 

 

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Encore un !!! 

Après la version noire ici

 

Voici une version en bleu

(Qui est toujours une couleur difficile pour moi à travailler. Mais je fais des efforts)

 

 

mosaïque 187c

 

Sac en lin, coton uni et toile de jouy

 

 


 

 

mosaïque 187d

 

Pose de dentelle chinée,

Une doublure à pois,

Quatre petites poches intérieur,

(Une pour les cartes de bus, self ...une pour le MP3, une pour le portable et une pour les affaires de fille....)

et un petit mousqueton pour les clés ....

 

 

Sans oublier :

 

 

mosaïque 187e

 

Voilà un ensemble qui a ravie sa destinatrice

 

 

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Petit Bonheur du Jour :

Inventer une chanson débile avec ses collègues

pour décompresser.

 

 

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Très belle et merveilleuse journée ...

 

 


 

 




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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 21:40

 

 

 

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Photo : Sonia

 

 

 

Retour au Calme

Jacques Réda (extrait)

 

Passant dans la rue un dimanche à six heures, soudain,
Au bout d’un corridor fermé de vitres en losange,
On voit un torrent de soleil qui roule entre des branches
Et se pulvérise à travers les feuilles d’un jardin,
Avec des éclats palpitants au milieu du pavage
Et des gouttes d’or — en suspens aux rayons d’un vélo.
C’est un grand vélo noir, de proportions parfaites,
Qui touche à peine au mur. Il a la grâce d’une bête
En éveil dans sa fixité calme : c’est un oiseau.
La rue est vide. Le jardin continue en silence
De déverser à flots ce feu vert et doré qui danse
Pieds nus, à petits pas légers sur le froid du carreau.
Parfois un chien aboie ainsi qu’aux abords d’un village.
On pense à des murs écroulés, à des bois, des étangs.
La bicyclette vibre alors, on dirait qu’elle entend.
Et voudrait-on s’en emparer, puisque rien ne l’entrave,
On devine qu’avant d’avoir effleuré le guidon
Éblouissant, on la verrait s’enlever d’un seul bond
À travers le vitrage à demi noyé qui chancelle,
Et lancer dans le feu du soir les grappes d’étincelles
Qui font à présent de ses roues deux astres en fusion.

 

 

 

séparation 11

 

 

 

mosaïque 186

 

 

Petit Pochon en lin blanc,

Doublé de tissu à fleurs, tout comme son étui à mouchoirs...

 

 

 

mosaïque 186a

 

 

Petits détails ....

Boutons nacrés, et ses petites perles assorties ....

 

 

 

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Petit Bonheur du Jour :

Par une lumineuse journée d"hiver,

filer à vélo sur une jolie petite route,

en admirant la campagne nue.

 

 

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Très Belle Journée ...

 

 


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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 10:15

 

 

IMGP2498

 

Photo : Sonia

 

 

 

 

L'homme et la mer

Charles Baudelaire

 

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

 

 

 


 

 

mosaïque 111

 

Petite trousse

Vieux drap, reste de dentelle, et tissu assorti

 

 

 

 

mosaïque 127

 

Un joli bouton en passementerie

(chiné sur une brocante)

Vieux drap, tissu à pois

Ensemble petit sac et porte monnaie

 

 

 

mosaïque 107

 

Le pochon assorti

&

sa vieille dentelle ...

 

 

 

mosaïque 122

 

Un vieux bouton en cuir .....

Les petits reste des tissu à pois ...

Un transfert de garçon coquin.

 

Voilà un ensemble complet noir et blanc ......

De temps en temps, j'aime faire un tour dans mes petits restes....

J'arrive toujours à en faire quelque-chose .....

 

 

*****

***

*

 

 

La semaine dernière j'ai gagné au tirage au sort

un magnifique coeur ....

& vous savez quoi ????

Avec des pois ......

 

 

 

mosaïque 185

 

N'est-il pas magnifique ????

Merci à toi Maïté

Allez voir son joli blog

Coeurs et Compagnies

 


*****

***

*

 

 

Petit Bonheur du jour :

S'entasser en famille ou entre amis

dans une cabine de photomaton

pour une séance de photos-grimaces.

 

 

*****

***

*

 

Très belle journée

 

 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 00:03

 

 

 

 

mosaïque 180a

 

Photos : Sonia - Mise en page : Un Petit Air Rétro

 

 

 

"Le savon"

de Francis Ponge (1967)


Si je m'en frotte les mains, le savon écume, jubile...
Plus il les rend complaisantes, souples, liantes, ductiles, plus il bave, plus sa rage devient volumineuse et nacrée...
Pierre magique ! Plus il forme avec l'air et l'eau des grappes explosives de raisins parfumés...
L'eau, l'air et le savon se chevauchent, jouent à saute-mouton, forment des combinaisons moins chimiques que physiques, gymnastiques, acrobatiques... Rhétoriques ?

Il y a beaucoup à dire à propos du savon. Exactement tout ce qu'il raconte de lui-même jusqu'à la disparition complète, épuisement du sujet. Voilà l'objet même qui me convient.

Le savon a beaucoup à dire. Qu'il le dise avec volubilité, enthousiasme. Quand il a fini de le dire, il n'existe plus.

Une sorte de pierre, mais qui ne se laisse pas rouler par la nature : elle vous glisse entre les doigts et fond à vue d'oeil plutôt que d'être roulée par les eaux.
Le jeu consiste justement alors à la maintenir entre vos doigts et l'y agacer avec la dose d'eau convenable, afin d'obtenir d'elle une réaction volumineuse et nacrée...
Qu'on l'y laisse séjourner, au contraire, elle y meurt de confusion.

Loin de prendre plaisir (ou du moins de passer son temps) à se faire rouler par les forces de la nature, elle leur glisse entre les doigts ; y fond à vue d'oeil, plutôt que de se laisser rouler unilatéralement par les eaux.


Une sorte de pierre, mais (oui ! une-sorte-de-pierre-mais) qui ne se laisse pas tripoter unilatéralement par les forces de la nature : elle leur glisse entre les doigts, y fond à vue d'oeil.
Elle fond à vue d'oeil, plutôt que de se laisser rouler par les eaux.

Il n'est, dans la nature rien de comparable au savon. Point de galet (palet), de pierre aussi glissante, et dont la réaction entre vos doigts, si vous avez réussi à l'y maintenir en l'agaçant avec la dose d'eau convenable, soit une bave aussi volumineuse et nacrée, consiste en tant de grappes de pléthoriques bulles.
Les raisins creux, les raisins parfumés du savon.
Agglomérations.
Il gobe l'air, gobe l'eau tout autour de vos doigts.
Bien qu'il repose d'abord, inerte et amorphe dans une soucoupe, le pouvoir est aux mains du savon de rendre consentantes, complaisantes les nôtres à se servir de l'eau, à abuser de l'eau dans ses moindres détails.
Et nous glissons ainsi des mots aux significations, avec une ivresse lucide, ou plutôt une effervescence, une irisée quoique lucide ébullition à froid, d'où nous sortons d'ailleurs les mains plus pures qu'avant le commencement de cet exercice.

 

***

 

Le Savon : recueil de poèmes dont la rédaction fut commencée pendant l’Occupation, période où les produits indispensables manquaient, mais qui fut publié seulement en 1967.

 

 

 


 

 

 

mosaïque 113-1

 

Petit pochon à ma façon .....

 

 

 

mosaïque 124-1

 

 

Et son étui à coton assorti ....

 

 

***

 

Petit bonheur du Jour :

Avaler toute une tablette de chocolat

"Parce qu'en hiver j'ai besoin de magnésium ! "

 

***

Très belle journée à vous ...

 

*****

***

*

 


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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 00:03

 

 

 

 

Que cette année vous apporte du plaisir !

Aventurez-vous à rêver !

Imaginez, créez !

Emerveillez vous !

Prenez du bonheur à pleine mains !

 

 

 

*****

***

**

*

 

 

IMGP8949-1

 

Photo prise par ma petite soeur Sonia

 

 

 

Calendrier

Rosemonde Gérard

 

Janvier nous prive de feuillage ;

Février fait glisser nos pas ;

Mars a des cheveux de nuage ;

Avril, des cheveux de lilas ;

 

Mai permet les robes champêtres ;

Juin ressuscite les rosiers ;

Juillet met l'échelle aux fenêtres,

Août, l'échelle aux cerisiers.

 

Septembre, qui divague un peu,

Pour danser sur du raisin bleu

S'amuse à retarder l'aurore ;

 

Octobre a peur ;

Novembre a froid ;

Décembre éteint les fleurs ;  et, moi,

l'année entière je t'adore !

 

 

 


 

 

Petite réalisation pour ma fille Angélique


 

 

mosaïque 176a

 

 

Un sac en toile de coton, toile de lin et toile de jouy noire....

Rajout de dentelle chiné.

Doublure en tissus à pois gris et blanc

Une poche extérieur, et quatre à l'intérieur

Une galon avec mousqueton pour ne plus chercher ses clés ...

 

 

mosaïque 179

 

 

Et pour le remplir ...

 

 

mosaïque 177

 

Le porte chéquier et porte carte...

Toile de jouy baroque et doublure à pois blancs sur fond gris ...

(houps ! on ne voit pas la doublure)

 

 

mosaïque 178 a

 

Et pour finir un petit porte monnaie "Rétro"

(le deuxième du genre, j'avais fait un prototype)

 

Un ensemble adopté aussitôt !!!!!

 

*****

***

*

 

Merci à vous toutes .....

pour vos merveilleuses cartes,

Vos gentils mails,

 

Merci à vous toutes .....

Pour vos passages,

pour vos commentaires si doux,

 

le temps manque, manque, manque......

Priorité à mes proches,

Mais je reviens doucement .....

 

 

carte a

 




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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 22:56

 

 

 

 

P1050396

 

Un peu de décoration de mon sapin .....

 

 

 

Noël

Théophile Gautier

  

Le ciel est noir, la terre est blanche ;
- Cloches, carillonnez gaîment ! -
Jésus est né ; - la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l'enfant du froid ;
Rien que les toiles d'araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l'échauffer dans sa crèche
L'âne et le boeuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s'ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le choeur des anges
Chante aux bergers : " Noël ! Noël ! "

 

 

 

 

 

 



Comme beaucoup d'entre vous,

C'est une période très chargée.......

 

Peu de temps, beaucoup de travail,

Et plein de chose à faire ......

 

Actuellement :

Les Marchés de Noël.

Quelques détails en images ......

 


 

 

mosaïque 175a

 

 

 

***

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*

 

 

mosaïque 175 a

 

 

 

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*

 

 

mosaïque 175 c

 

 

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mosaïque 175e

 

 

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*

 

 

mosaïque 175 d

 

 

 

***

**

*

 

 

Impossible de tout vous montrer.......


Des commandes à finir .....

&

Mes cadeaux de Noël qui ne sont toujours pas commencés !!!!!

 

Je vous retrouve l'année prochaine.....

J'essaie de passer chez vous dès que possible .....

 

 

 

mosaïque 175

 

 

*****

***

*

 


 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 00:15

 

 

 

 

Prairie coulon1

 

 

Photo prise par Sonia

 

 

J'étais couché dans l'ombre au seuil de la forêt

Charles Gérin

 

 

J'étais couché dans l'ombre au seuil de la forêt.
Un talus du chemin désert me séparait.
J'écoutais s'écouler près de moi, bruit débile,
Une source qui sort d'une voûte d'argile.
Par ce beau jour de juin brûlant et vaporeux
L'horizon retenait des nuages heureux.
Des faucheurs répandus à travers la prairie
Abattaient ses remparts d'herbe haute et nourrie.
D'un coteau descendaient des voitures de foin.
Ailleurs encor c'était une eau bleue, et, plus loin,
La ville aux toits d'azur liquides de lumière.

Deux hommes cependant au coin de la lisière
Apparurent, avec des fagots sur le dos,
Et qui, laissant glisser à terre leurs fardeaux,
S'assirent sans me voir aux abords de ma place.
Bientôt l'un d'eux tira du fond de sa besace
Un boisseau de fer-blanc plein de fraises des bois.
Il en fit ruisseler tous les fruits à la fois
Sur de la mousse humide au creux d'une racine ;
Il le remplit ensuite à la source voisine,
Et vint, avant d'avoir bu lui-même, l'offrir
A l'autre qui semblait être las et souffrir.

Ô nature, génie éternel, ô grand Etre,
Je mets ma passion et ma gloire à connaître
Tes forêts, tes vergers, ta flore et tes moisssons,
Et l'air et les couleurs de tes quatre saisons,
Et je dois à l'amour dont ta beauté m'enivre
Mon regret de n'avoir qu'une existence à vivre ;
Mais, ô vaste univers esclave de ta fin,
Quels que soient les trésors qu'engendre dans ton sein
Une fécondité toujours diverse et neuve,
Tu n'en possèdes point peut-être qui m'émeuve
Autant que ce pauvre homme aperçu l'autre été
Quand il agit selon l'humaine charité.

 

 

 


 

Quand elle a un peu de temps ......

Elle confectionne un petit sachet parfumé.....

 

 

mosaïque 104a

 

 

Un morceau de lin .....

Un peu de dentelle .....

Un joli ruban assorti .....

Une petite broderie .....

Et une petite médaille pour finir le tout .....

 

L'ensemble rempli de lavande ....

Un  doux parfum.....

 

 

 

 

P1040664 1

 

 

Douce et Merveilleuse Journée .....

 

 

*****

***

*

 


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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 00:04

 

 

 

 

 

mosaïque 170 b

 

Photos prisent par Sonia lors de son voyage en Egypte.

 

 

Le Sphinx

Albert Samain

 

Seul, sur l’horizon bleu vibrant d’incandescence,
L’antique sphinx s’allonge, énorme et féminin.
Dix mille ans ont poussé ; fidèle à son destin,
Sa lèvre aux coins serrés garde l’énigme immense.

De tout ce qui vivait au jour de sa naissance,
Rien ne reste que lui. Dans le passé lointain,
Son âge fait trembler le songeur incertain ;
Et l’ombre de l’histoire à son ombre commence.

Accroupi sur l’amas des siècles révolus,
Immobile au soleil, dardant ses seins aigus,
Sans jamais abaisser sa rigide paupière,

Il songe, et semble attendre avec sérénité
L’ordre de se lever sur ses pattes de pierre,
Pour rentrer à pas lents dans son éternité.

 

 

 


 

 

 

 

Quand elle a, elle aussi un an de plus .....

Vous la connaissez, c'est mon photographe amateur préféré.....

Ma petite soeur Sonia .....

 

 

 

Passionnée de photos, d'Histoire, et d'Egypte ....

Que lui offrir ????

 

Je vous laisse découvrir ...

 

 

mosaïque 170

 

 

J'ai brodé Toutankamon ....

Un Pharaon célèbre, il a traversé les siècles, les millénaires ....

Et tout le monde le connaît .....

Encadré dans un cadre de bois et Or.....

A la façon d'un papyrus, entre deux verres .....

 

 

 

 

mosaïque 170a

 

 

Que de travail !!!!

Mais je suis contente du résultat

& Sonia heureuse de son cadeau .....

 

Période chargée pour moi.....

Depuis le 18 Octobre que des anniversaires ....

Ouf, c'était le dernier pour cette période .....

Je vais enfin pouvoir m'attaquer à mes cadeaux de Noël ......

 

 

 

 

carte 2

 

 

*****

***

*

 

 

 


 

 


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Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement & allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager.

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